Mme George Pau-Langevin alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude que suscite chez les retraités la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG). En effet, depuis le 1er janvier 2018, les retraités ont découvert l’ampleur de la baisse de leur pension, suite à l’augmentation de 1,7 point de la CSG. Les mesures compensatoires du Gouvernement laissent sur le côté nos quelques seize millions de retraités, grands perdants de ce budget. D’abord, cette hausse significative ne sera compensée par une baisse des cotisations que pour les actifs. En outre, la suppression de la taxe d’habitation, qui ne sera pleinement effective qu’en 2020, concernera l’ensemble de la population et ne peut à ce titre être considérée comme une compensation au bénéfice des retraités. Par ailleurs, comme notre Groupe n’a cessé de le rappeler lors des discussions, près de 225 000 de nos ainés vivent dans des maisons de retraite publiques autonomes, établissements déjà exonérés de la taxe d’habitation. L’absence criante de concertation oblige aujourd’hui une grande partie des retraités à subir cette surenchère de charges. Ainsi, alors que la Confédération Française des Retraités (CFR) était auditionnée depuis plusieurs années au moment de l’examen du PLFSS, ses multiples appels au Gouvernement sont restés vains ou sans réponse. Il serait souhaitable qu’une telle organisation, composée de six fédérations d’associations de retraités représentant près d’1,5 millions d’adhérents, puisse porter la voix des retraités et des personnes âgées dans les organismes traitant des questions les intéressant, tels que le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) ou bien la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV), en étant officiellement reconnue et agréée par les pouvoirs publics. Elle lui demande donc ce que le Gouvernement entend faire pour rétablir l’équité de traitement et pour permettre la juste représentativité des retraités.