Le temps des femmes, le 13 mars dans la 21ème circonscription

Le 13 Mars dans ce très bel endroit qu’est le Pavillon de l’Ermitage, nous avons organisé une réunion sur les femmes et l’engagement. Je me suis d’abord réjouie de l’assistance, nombreuse, d’hommes et de femmes, mélangée entre les générations.

 

Des habitants du quartier Alquier-Debrousse étaient venus aussi, ce qui leur a permis d’investir et de s’approprier ce lieu d’histoire et de mémoire qu’est ce pavillon, seul vestige de l’ancien domaine du château de Bagnolet.

Le débat a permis d’entendre des combattantes d‘expérience comme l’ancienne Ministre qu’est Yvette Roudy ou Françoise Durand, Secrétaire Générale de l’Assemblée des Femmes et mais aussi des parcours militants plus récents comme celui de Constance Blanchard pour le MJS, de Josiane Chevalier responsable syndicale ou de Sihem Hepchi de Ni Putes ni soumises. Auparavant Gerald Dittmar, auteur d’une Histoire des femmes dans la Commune de Paris, avait rappelé la lutte héroïque des femmes  durant la Commune, dont Louise Michel, bien sûr. Estelle Rosenfeld a lu des textes d’Olympe de Gouges et de simone de Beauvoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De ces témoignages d’engagement, quelques extraits. Celui d’Yvette Roudy, (pour l’anecdote, elle a été en 1968, candidate aux législatives dans le 20ème arrondissement), qui retrace le combat des femmes pour exister en politique : « nous étions invisibles aux yeux des dirigeants, alors que nous étions là et bien là ! ». Elle se félicite que cette fois, les engagements pris aient été tenus, c’est ainsi que le PS présentera 50% de femmes aux élections législatives. Je sais aussi et je l’en remercie, qu’elle a été mon plus solide soutien pour mon investiture. Engagée fortement auprès de Ségolène Royal, comme nous le sommes dans la 21ème circonscription, elle mesure tout le sens « révolutionnaire » qu’aurait l’élection d’une femme à la Présidence de la République.

 

 

 

 

 

Celui de Josiane Chevalier, syndicaliste qui apporte un éclairage assez similaire lorsqu’elle explique que dans le monde syndical également, il a fallu des mesures volontaires.

 

Celui de Constance Blanchard, 19 ans et déjà plus de 5 ans d’engagement ! dans le mouvement lycéen mais aussi dans le mouvement politique, qui se plaît à dire que le combat des femmes doit être aussi celui des hommes et que c’est par la mixité que l’on changera la société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui de Sihem Hepchi, membre de Ni Putes Ni Soumises, qui raconte la manière dont elle a construit son indépendance personnelle et sociale et qui aujourd'hui poursuit un combat efficace et utile au service de la cause des femmes et du respect des droits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pu ainsi conclure que si l’égalité est un principe fondateur de

la République, depuis toujours il a été nécessaire pour qu’elle se traduise en actes et en faits que les femmes n’hésitent pas à s’organiser, à mener bataille, dans la solidarité mais avec détermination pour conquérir année après année des espaces de libertés et de responsabilité. Le principal hommage que nous puissions rendre à ces femmes combattantes c’est de se rappeler de leur exemple et d’essayer modestement de marcher dans leurs traces. J’ai bon espoir qu’avec Ségolène Royal la cause des femmes, c’est-à-dire la cause de l’égalité soit au cœur de la prochaine mandature, parce qu’il reste encore beaucoup à faire !

 

 

 

 

George Pau-Langevin

Fichiers attachés