Fête de la régie de quartier à Saint-Blaise

 

Juste après avoir quitté Alain Recoing, je m rends à la fête de la régie de quartier Saint-Blaise. C’est aussi l’occasion de saluer le travail de tous les acteurs de cette démocratie de proximité qui fait vivre le quartier en associant les habitant(e)s, en répondant aux besoins du quotidien, en renouant des liens. Ce quartier est chaleureux, on s’arrête, on discute, on échange, on est à l’écoute, on est concerné, impliqué, attentif. J’y rencontre un de mes adversaires de droite, le candidat de l’UMP. Si son propos est affable, celui de ses partisans l’est moins. Ainsi, venu en éclaireur, un membre de l’UMP critique ouvertement le principe même de la régie de quartier pour des raisons plus ou moins baroques. D’abord, la régie de quartier salirait le quartier ! Ensuite, la régie de quartier créerait des faux emplois ! Ou créerait des emplois en concurrence avec la fonction publique ! C’est l’occasion de rappeler que Bertrand Delanoë a créé depuis 2001 plus de 6500 emplois pour la propreté, les crèches, les maisons des associations, pour entretenir les espaces verts, tout cela sans augmenter les impôts. Sans doute et je ne veux pas écarter ce point, y-a-t-il des problèmes de propreté dans le quartier, malgré les efforts engagés. Et cette question doit être traitée au bon niveau, notamment entre les services de la propreté et l’arrondissement. Mais, mettre en cause ce qui fait le lien social de ce quartier est un peu stupéfiant ! Y-a-t-il un lien avec les déclarations du candidat de l’UMP au dernier conseil de quartier, considérant qu’il fallait arrêter de subventionner les associations et ne faire que du commerce ? C’est mal défendre les intérêts des habitants et des commerçants qui savent bien que la vie d’un quartier suppose que le quartier soit animé et fréquenté. Mais, effectivement, on voit bien la logique de la droite qui pense que les commerçants sont à droite et les associations à gauche ! Pour ma part, je laisse libre chacun de se déterminer, mais ce que je sais, c’est que c’est par la mixité des activités, des populations, des besoins qu’un quartier vit, se développe et se met en mouvement. Un commerce dans un quartier désert fermera. Une association qui ne peut s’appuyer sur le réseau de vie des habitants s’arrêtera. Moi, je ne veux pas de quartiers réservés ou de villes dortoirs. Ce n’est pas la conception de la ville et du vivre ensemble que je défends avec Ségolène ROYAL dans cette campagne. Les témoignages des habitants m’encouragent à penser que le vivre ensemble n’est pas menacé par la régie de quartier que je veux féliciter pour son travail de fourmi patient, difficile mais bien récompensé par le fréquentation des habitants qui savent qu’ici s’invente avec eux le vivre ensemble, ce lien social qui fait que nous voulons faire société ensemble.
 

George Pau-Langev

Fichiers attachés