L'or gris
« L'or gris » est le nouvel eldorado des fonds de pensions américains: des bénéfices immenses issus des usines d'un nouveau genre, établissements dits médicalisés, psychiatriques, post-chirurgicaux pour malades mentaux,personnes âgées,handicapés,majeurs et mineurs,accidentés sont reversés par des groupes à leurs actionnaires en rognant sur les marges du traitement au quotidien des personnes les plus vulnérables de la société.
L'habilitation de telles structures leur ouvre droit à des subventions par l'assurance maladie, sans que l'Etat ne puisse effectuer leur contrôle de manière efficace (i.e. à l'improviste), ni organiser la sanction des fauteurs.
D'un autre côté, le service public, confronté à une situation de masse et écrasé par l'endettement, se tourne massivement vers le maintien à domicile, moins coûteux pour la collectivité, laissant le support du coût, comme déjà dénoncé dans les années 1990 en Grande-Bretagne, aux "careers", proches ou voisinage, l'ensemble s'en trouvant ainsi paupérisé sur les lieux de vie intermédiaires liés à l'acceptation dans le tissu urbain des personnes vulnérables n'en est encore qu'à ses balbutiements.
Quelle réponse politique la société peut-elle et doit-elle mettre en oeuvre face à de tels enjeux de dignité, majeurs pour une société plus juste?



