Jours de commémoration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La semaine écoulée a été riche en commémorations qui ont vu évoquer tour à tour divers évènements importants de notre histoire.

 

Le 8 Mai ce fut le traditionnel dépôt de gerbes à la Mairie du 20° à la mémoire des victimes de la guerre et notamment à celle du Brigadier Fleury. Le 9 Mai on célébrait l'Europe et le 10 Mai l'abolition de l'esclavage.

 

Le 8 Mai bien sûr qui a vu la fin de la tragique guerre de 1939-1945 au cours de laquelle les peuples se sont à nouveau affrontés avec violence durant plusieurs années.

 

Au cours de ces émouvantes cérémonies sur la 2ème Guerre mondiale, on repense bien sûr à l'absurdité de tous ces conflits qui ont privé l'Europe de tant d'hommes jeunes et en bonne santé. J'ai eu l'occasion récemment de visiter Verdun et les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, et on reste rêveur devant ces étendues où tant de sang a coulé durant de longs mois,de part et d'autre. Quel français n'a pas été ému de lire le roman d'Erich Maria Remarque sur les souffrances des jeunes allemands au front !

C'est la raison pour laquelle il est si important que les ennemis d'hier se soient retrouvés pour bâtir l'Europe qui est célébrée le 9 Mai. Trop souvent aujourd'hui les plus jeunes critiquent la construction européenne sur tel ou tel point, notamment parce qu'elle est trop bureaucratique ou pas assez sociale. Mais ils perdent de vue ce faisant l'acquis essentiel de celle-ci qui est d'avoir ramené la paix entre les nations européennes accoutumées durant des siècles à des conflits longs et sanglants.

Marche pour l'égalité, le 10 mai

Quant à la commémoration de la tragédie qu'a constitué l'esclavage durant des siècles, il faut se féliciter de ce que dorénavant les plus hautes autorités de l'état s'inclinent devant les innombrables victimes de ce commerce triangulaire, y compris le Président Sarkozy qui avait commencé son mandat par le refus de toutes repentance.

Ce dernier a exprimé des paroles fortes sur la nécessité d'enseigner dans les écoles l'histoire de l'esclavage et la pensée d' Aimé Césaire. Mais comment va t il concilier ces propositions avec ses propos antérieurs sur l'absence de repentance, avec ses discours de Toulon sur la nation ou de Dakar sur la colonisation ? Pourquoi faut-il si souvent qu'il gâche une idée par des considérations superflues comme ses propos sur la Birmanie qui n'avaient rien à faire dans un discours sur l'esclavage ? Certains sujets lui sont décidément étrangers.

 

 

 

 

 

Commémoration de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin citons dans ces journées bien remplies le premier hommage aux trois Dumas rendu dans le 20ème arrondissement près du métro bien connu. L'histoire des trois Dumas est exemplaire de la constitution de notre pays. Que le romancier le plus prolifique sur l'histoire de France soit un mulâtre né d'un père esclave, lequel par sa bravoure avait contribué à sauver la France et la révolution est déjà un phénomène peu commun. Mais que de surcroît son propre fils soit l'auteur d'un roman d'amour des plus émouvants, la Dame aux Camélias, qui a donné naissance à l'Opéra de Verdi le plus populaire, est encore plus exceptionnel. Le petit fils d'esclave a ainsi rendu universel un drame de tous les temps. Souhaitons qu'à l'avenir cette histoire des Dumas soit de plus en plus célébrée dans notre arrondissement où elle prend tout son sens.

Fichiers attachés