Sur la reconnaissance de l'Etat palestinien

Depuis de longues années nous assistons en spectateurs impuissants au drame qui se déroule au Proche Orient et sur lequel sont venues buter toutes les résolutions de l’ ONU et toutes les missions de bons office des uns et des autres.

 

J’ai signé début août une lettre initiée par les groupes parlementaires de l’Assemblée et du Sénat appelant à une reprise des négociations entre Israël et l’autorité palestinienne avant qu’il ne soit trop tard et soulignant que cette victoire de principe ne résolvait pas les questions posées sur la constitution d’un état viable, coexistant avec ses voisins dans des frontières sûres et reconnues.

 

Pour moi, il ne s’agissait nullement d’une condamnation de la démarche de l’autorité palestinienne qui peut légitimement prétendre à un état. Il s’agissait, sans avoir pu soupeser tous les termes de ce courrier, de souligner le rôle déterminant de la négociation bilatérale, voire multilatérale dans la résolution de ce conflit qui doit prendre en compte la hantise des amis d’Israël quant à la sécurité de cet état, symbolique pour eux.

 

Aujourd’hui, le Parti Socialiste a adopté une position très nette sur cette question, réaffirmant la nécessité de mettre fin à ce qui pouvait être ressenti comme un déni de droit, entretenant dangereusement un foyer d’instabilité dans cette région du monde, à un moment où les pays occidentaux doivent conforter les aspirations démocratiques exprimées par les peuples du printemps arabe. Je fais mienne cette position délibérée par les responsables du parti auquel j’appartiens

Fichiers attachés