Retour sur l'Université d'été : un Parti uni et offensif.

Ce week end a eu lieu l'université d'été du Parti socialiste, à La Rochelle. Grand événement de la rentrée politique, il n'aura échappé à personne que les socialistes ont, à cette occasion, cherché à montrer leur unité et à marquer leur opposition à la politique de Nicolas Sarkozy.

 

L'unité a donc été palpable lors de ce week end, où, contrairement aux attentes de certains, les petites phrases assassines et les positionnements rugueux pour sortir du lot n'ont pas eu lieu, pour deux raisons. D'une part parce que le processus des primaires a tendance à limiter les divisions : les militants et les sympathisants ont soif d'unité et ne pardonneront pas à tel ou tel dirigeant de handicaper nos chances pour 2012 pour assouvir ses ambitions personnelles. D'autre part parce que le Parti s'est remis au travail, il a retrouvé une crédibilité auprès des français et des sympathisants de gauche et qu'il n'est plus aujourd'hui possible de la contourner, comme ce fut le cas.

 

Le Parti socialiste a ensuite cherché à s'opposer à démontrer qu'une autre France est possible. Une autre France que celle où l'on stigmatise des communautés pour masquer ses échecs. Une autre France que celle où la dette se creuse comme jamais et où le paquet fiscal continue de nous couler. Une autre France que celle où un clan se croit tout permis et multiplie les collusions avec les hautes sphères du pouvoir économique.

 

Martine Aubry a notamment démontré, lors de son discours de clôture, que la crédibilité en matière de sécurité avait changé de camp : les initiative des maires de gauche sont plus efficaces que les descentes organisées à renforts de caméras par Hortefeux. Tandis que la droite supprime des postes de policiers partout en France, tandis que la droite multiplie les lois déclaratoires et inefficaces, les socialistes devront proposer une autre vision de la sécurité, basée sur la proximité, sur la répression individualisée, sur l'intégration et l'ouverture des citées.

 

Enfin, à l'image des derniers mois (contre plan de relance, proposition alternative de réforme des retraites, convention sur le nouveau modèle de développement, sur l'international...), le PS a montré qu'il menait un travail intense sur le fond. Les intellectuels sont revenus, les élus s'organisent, les Think tanks produisent.

 

Le Parti socialiste a donné l'image de ce qu'il est : un parti uni, qui incarne l'alternative à Nicolas Sarkozy et qui travaille.

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