Le printemps de la gauche

C’est avec une grande joie que nous avons appris hier les résultats des élections régionales.

 

Depuis des mois on voyait bien monter le mécontentement des français face à des rafales de réformes brouillonnes, inefficaces et aléatoires .Surtout ce qui était de plus en plus évident dans la politique menée par ce gouvernement c’est son caractère injuste puisque de plus en plus de sacrifices sont demandés aux catégories modestes, avec les franchises médicales, l’augmentation de la taxe télé, le travail du dimanche, l’augmentation du chômage, mais en revanche des privilèges intacts pour ceux qui son déjà favorisés, avec le bouclier fiscal et des salaires si excessifs qu’on a du mal à les imaginer comme celui d’Henri Proglio. Face à cela les français ont bien compris que les collectivités locales et notamment les régions constituaient un contre pouvoir indispensable, susceptible de les protéger dans des domaines importants et donc de constituer une sorte de bouclier social.

 

Ils ont exprimé leur défiance face aux projets pharaoniques comme celui du Grand Paris, ce métro pour hommes d’affaires qui se substituerait aux projets élaborés en concertation pour améliorer les transports que prennent quotidiennement les franciliens. Désormais il sera plus difficile de poursuivre le démantèlement programmé des collectivités avec les projets en cours d’examen pour réduire les pouvoirs ou le nombre des collectivités territoriales.

 

Il y a aussi lieu de se féliciter du résultat obtenu dans les arrondissements de l’est parisien et spécifiquement dans le 20° où la liste commune entre le Parti Socialiste, les écologistes et le Front de Gauche atteint un niveau historique de 75%. Il s’agit d’un encouragement pour nous élus puisque dans la limite de nos moyens, nous nous efforçons d’être en permanence à l’écoute de nos concitoyens et de répondre à leurs préoccupations.

 

Seul bémol à apporter à la satisfaction du jour, le niveau de l’abstention qui demeure trop élevé dans nos quartiers populaires comme si le suffrage universel, conquis par le peuple de haute lutte, ne le concernait plus guère ou ne lui permettait plus d’exprimer ses revendications .C’est à cette question de l’exercice de la citoyenneté qu’il nous faudra réfléchir dans la période à venir pour répondre à ce silence des quartiers.

Fichiers attachés