Inauguration de la place Mahmoud Darwich

J'étais, lundi 14 juin, à l'inauguration de la place Mahmoud Darwich, en présence de Bertrand Delanoë et de Mahmoud Habbas, président de l'autorité palestinienne.
Ce fut un moment de recueillement en la mémoire de ce grand poète, disparu il y a deux ans et qui a laissé derrière lui une oeuvre foisonnante. Bertrand Delanoe a rappelé qu'il y a quelques temps des artistes palestiniens avaient été accueillis sur la Passerelle des Arts par lui en présence d' Ibn Khoury représentante légitime de l'autorité Palestinienne. Ainsi, une parcelle de Paris est désormais attribuée, non loin du Pont des Arts et à proximité de l'Académie française, haut lieu des lettres dans notre pays à ce grand poète de l'exil qui chante dans ses oeuvres ce qui lui manque le plus ,sa terre. Le poème qu'il a dédié à sa mère est devenu une ode à la mère patrie, la Palestine repris par tout un peuple.
Ce fut également le moment de dresser un constat politique. Bertrand Delanoë a alors vivement critique le blocus de Gaza, qui doit cesser car il s'agit d'une partie de la Palestine. Il a évoqué les souffrances endurées par ce peuple, affirmant que deux souffrances ne peuvent s'exclure l'une l'autre. La solution, comme chacun le sait, passe par la coexistence pacifique de deux Etats et de deux capitales. Paris est prête à aider à la recherche d'une solution de paix. Son maire espère que demain le peuple palestinien pourra mener une vie normale dans un pays sans occupation, sans mur et sans barrières. Mahmoud Darwich disait : "Nous aimons la vie, tant que la vie nous est rendue possible".
Il est souhaitable que grâce à la pression de la communauté internationale les coditions de vie en Palestine et notamment dans la bande de Gaza redeviennent normales.
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