Le compte rendu du premier colloque sur l'autorité parentale

J'ai organisé, le vendredi 9 avril dernier, un premier colloque sur l'autorité parentale dans le 20ème qui a rencontré un vif succès, avec plus de 100 participants, acteurs locaux, sociaux, associatifs ou parents tout simplement. En voici le compte rendu :

 

Compte rendu du colloque  

« L’AUTORITE PARENTALE ET LE RAPPORT A L’INSTRUCTION » 
vendredi  9 Avril 2010 

                                                                    

1ère table ronde : L’exercice de l’autorité parentale dans le rapport école, enfants, parents   
 

» George PAU LANGEVIN, députée de Paris, conseillère d'arrondissement chargée des questions de la protection de l’enfance dans le 20ème arrondissement a ouvert le premier rendez-vous d'une série de rencontres consacrée à l’autorité parentale et au soutien à la parentalité, « Regard sur la Parentalité », en précisant l'objectif de ce rendez-vous: « L’idée est d'échanger entre professionnels pour mieux connaître les bonnes pratiques des acteurs de la protection de l’enfance ». Elle rappela le sujet de ce colloque, le « Rapport des parents avec l’institution scolaire » : « Quand on est parent, une des choses que l’on ne doit pas rater est bien la réussite scolaire ! Question angoissante pour les parents. (…) Comment associer les parents à la vie quotidienne de l’établissement scolaire ? » Dans le cadre de l'interculturalité « Comment les parents, porteurs de culture différente voient-ils l’institution scolaire ? Quelles sont les difficultés qu’ils peuvent vivre ? »

Avant de passer la parole au premier intervenant, la Députée salua l'installation de l'ASE dans le 20ème.  

» Anne Charlotte Keller, adjointe à la Maire du 20e en charge des Affaires scolaires et périscolaires et du Conseil municipal des enfants, introduisit la notion de délégation d'autorité. « Quand un enfant rentre à l’école, il y a un transfert de délégation de l’autorité parentale. (...) c’est donc un enjeu important qui signifie un rapport de confiance avec l’institution et d’attentes énormes de la part des familles. » Déplorant la suppression du samedi matin qui était un moment d’échange et de partage entre les parents et les enseignants de l’école, elle note un recule du lien famille/école. La coéducation étant pourtant pour elle l’élément important pour pouvoir parler de réussite.

Regrettant de voir que la maîtrise des codes de l’éducation nationale demandait « un certain niveau de compréhension de ce système très particulier »,  elle insista pour dire, l’importance de « faire entrer la famille dans l’école », et la nécessité du multi partenariat, non seulement Ecole/Famille/Enfant mais également associations, professionnels de santé. En ce sens, le programme « réussite éducative » met en lien, pour l'enfant en difficultés, l'école, la famille et l'enfant, mais également le médecin qui peut régler certains troubles du comportement, les associations, qui peuvent avoir un rôle de médiation sociale et culturelle fondamental. 

 

» Jean Etienne Liotard, Directeur de la fondation Olga Spitzer, apporta quelques repères sur la notion de parentalité, après avoir rappelé l’importance des partenaires et des dispositifs au titre des mesures d’assistance éducative, « L’action éducative en milieu ouvert (AEMO) qui fait prévaloir une intervention à domicile auprès des familles dont les enfants sont en situation de danger (...) ; à l’initiative du juge des enfants, la protection administrative avec l’aide éducative à domicile avec l’accord de la famille pour établir un projet pour l’enfant (...) ; des actions de prévention de la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Solidarité (DASES) (...) ; un schéma départemental de Protection de l’Enfance (...) le travail de l’école des parents à Paris qui fait de la formation et de l’accueil afin de soutenir les parents dans l’éducation au quotidien ».

Pour lui, « la notion parentale s’est concentrée principalement sur le fait de donner de l’affection aux enfants qu’on a en charge. » Aussi, « les parents deviennent des coparents, coproduisent de la socialisation à côté d’un nombre croissant de partenaires » (école, social, santé...). « Le développement des métiers de la famille et de l’Enfance joue un rôle croissant dans la construction des références des bonnes pratiques parentales. »

Interpelant l’assemblée, « Les parents sont-ils de moins en moins disponibles ? (...) Délèguent-ils de plus en plus ces fonctions à d’autres partenaires ? L’affirmation des droits de l’enfant ne vient-elle pas mettre en tension les responsabilités parentales ? », il fit le constat du renouvellement du « champ lexical pour parler de pluri parentalité, de beau-parentalité, de monoparentalité, de grand-parentalité dans un décor familial de plus en plus complexe. »

De même, « au regard de la montée le la délinquance, de nouveaux textes législatifs viennent encadrer cette fonction : stages parentaux, suspension des prestations familiales. »

A la question, « Comment restaurer l’autorité des Parents ? », il répond : « Pour comprendre la condition parentale, il n’y a pas d’autres méthodes que d’écouter et de prendre au sérieux le point de vue des parents et d’analyser avec eux ce qui fait l’ensemble de leurs contraintes, la manière dont ils conçoivent leur rôle. » 

» Patrice Coupry, Directeur du collège Pierre Mendes France a répondu à la question : « Comment l’école gère sa relation avec les parents ? »

Partant du postulat que l’école a un rôle fondamental dans la cohésion d'une société, « il convient d'en dessiner les rapports avec la famille, laquelle, au delà de l'origine sociale qu'elle transmet à l'enfant, doit permettre de s'en affranchir. » Jusqu'à présent, le cadre réglementaire est le suivant : les parents transfèrent leur responsabilité à l'établissement scolaire pour les heures de classe, d'études et éventuellement pour le déjeuner. Ce transfert de responsabilité s'opère par la signature du règlement intérieur, qui a valeur de contrat, en début d'année. « Il opère un transfert de responsabilité, et donc crée une distinction entre parents et école, il est aussi un lien entre eux, il crée des engagements communs. » Aussi, « comment impliquer les parents dans la vie des établissements ? » Puisque la faible implication des parents est un vrai mal social. Elle empêche la construction d'un lien de confiance, facilite la défiance réciproque, tout cela ayant des conséquences sur l'éducation. Il propose : « la formation des parents qui décident de s'impliquer dans la vie de l'établissement (délégués de classe, conseils d’administration) ; en prenant le temps de leur expliquer le fonctionnement de l’institution ; pour les parents qui travaillent, une disponibilité des enseignants pour les rencontrer en fin de journée ; en étant respectueux à leur égard ; en les sécurisant en leur donnant l’information. ». Et de préciser : « Je donne toujours mon numéro de portable personnel. Si les parents ont une inquiétude qui dénote un comportement qui pose problème le weekend, ils peuvent me contacter. (...) Depuis le début de l’année à Pierre Mendes France, j’ai eu en tout et pour tout 7 appels, ce n’est pas extraordinaire mais mes parents sont rassurés. »

Il précise qu’il y a un certain nombre de domaines où les parents ne seront jamais associés « et il est bon qu’ils ne le soient point ». Il y a un cadre légal et législatif qui le prévoit d’une manière très précise, notamment pour les dénonciations d’inceste, de viol ; dans les rapports avec la police. En revanche, si le chef d’établissement prend une sanction, il doit l’expliquer aux parents. 
 

» Mr Mohamed Ghadi, Parent d’élève FCPE de l’école Duclos, constate que « depuis quelques années,  les parents veulent s’informer et savoir ce qui se passe exactement dans l’enceinte, un peu sanctuarisée, de l’école. »

« Les parents ont demandé à intervenir, à avoir un rôle plus important dans l’école. (...) Le rôle du parent d’élève est devenu de plus en plus un rôle de médiateur qui devient de plus en plus difficile à jouer.  Aussi, on est obligé de se former..., l’école des parents propose des formations. .

Un établissement bien dirigé, est un établissement où la communication se fait, l’information passe ».

Il salua l’action de Madame Renaud et les cafés parents (...). C’est un lieu où les parents peuvent discuter et parler de leurs problèmes ; l’occasion de s’interroger sur des comportements et de conclure qu’il n’appartient pas à un parent de régler à l’extérieur de l’école un conflit entre élèves. « Il faut plutôt en parler à la maitresse qui doit régler cet incident dans l’école, ne pas exporter ce problème à l’extérieur. »

Il note une manipulation des enfants sur leurs parents qui ne maîtrisent pas le français, les enfants deviennent maîtres de l’enjeu scolaire, et constate une désocialisation : « les parents ne sachant plus quelle est leur place par rapport à l’école ». 

» Eléonore Koehl, responsable de la réussite Educative, présenta le dispositif de la réussite éducatif.  Créé pour faciliter la mise en réseau des acteurs de l'éducation, par la loi du 10 janvier 2005, il s’appuie à Paris, sur huit comités d’arrondissement et 12 équipes de quartier.

Par réussite éducative, la loi entend la réussite scolaire mais aussi l'intégration sociale et épanouissement personnel de l’enfant. L'objectif est de trouver des partenariats globaux afin de dépasser l'échec scolaire. Il faut dans un premier temps détecter l'enfant en échec. Alors les services « Réussite éducative » prennent contact avec les parents et déterminent un parcours éducatif qui fait intervenir le plus de professions possibles (interprétariat, CAF, médecin, etc.). 650 parcours ont été mis en œuvre sur Paris. La réussite du programme est marquée par le fait que les parents demandent fréquemment la prolongation du programme ou bien l'intégration des frères et sœurs. Des blocages interviennent parfois, quand les parents refusent de reconnaître la situation d'échec de leur enfant.

Parmi les projets locaux, il est mis en place des actions de médiation avec les familles qui concourent à améliorer la relation parents/Ecole. Des groupes de paroles de parents sont constitués et débouchent sur des initiatives, petits déjeuners le matin.

» Jacqueline Conan (CAF), a expliqué le rôle de médiation par le référent de parcours (travailleur social de la CAF) pour le second degré.

« La réussite éducative intervient dans les zones de grandes difficultés, c’est une population qui a une expérience de l’école assez réduite parce que c’est une immigration récente ayant peu connu l’école ou n’ayant pas été scolarisée puisqu’ils ont travaillé très tôt. Donc l’école ne représente pas la même chose que dans d’autres structures familiales. (...) On peut observer la perception fantasmée de l’école que les parents ont, ils voient l’école, toute puissante qui prend l’enfant et le transforme. (...) Une autre difficulté, certains parents ne supportent pas l’idée que leur enfant soit en échec. (...) A travers les échanges que l’on a avec les parents, on se rend compte que les parents sont très affectés et c’est d’eux dont ils parlent...  Notre travail est essentiellement de maintenir le dialogue (...). Notre rôle essentiel, est de ramener de l’apaisement, de la confiance et du dialogue dans une situation compliquée. » 

2ème table ronde : L’autorité parentale en situation d’interculturalité.

» Cette deuxième table ronde s’est ouverte par deux témoignages

>> Réfugié  politique, arrivé en France dans les années 1980, Ousmane Diawara a précisé qu’ « en Afrique, tout le monde aide à l’éducation de l’enfant. (...) Un enfant à l’école est considéré comme un enfant à la maison, il est suivi par tout le monde. » Membre des universités populaires, il rappelle la nécessité d’aider les parents à se rapprocher des institutions.

La violence chez les jeunes est pour lui, causée par une carence affective et éducative provoquée par la précarité des situations : « Les parents ne sont pas instruits, n’ont pas de diplômes, travaillent en CDD, parfois cumulent 2 à 3 boulots différents. Quand ils rentrent à la maison, ils sont épuisés et les enfants sont livrés à eux même. »

>> L’Association de Médiation Interculturelle a pour but d’ « expliquer aux familles comment fonctionnent l’institution (scolaire) et de donner des codes à l’institution pour mieux comprendre les familles ».  Elle intervient à la demande des écoles et collèges, en lien avec le juge des enfants et l’association Olga Spitzer.

Ibrahima Diawara, son président,  a pointé les difficultés que peut rencontrer une personne venant d’Afrique : tout d’abord, trouver un équilibre entre deux cultures, celle du pays d’origine et celle du pays d’accueil ; ensuite pouvoir parler le français correctement ; enfin « expliquer la notion d’autorité parentale à l’européenne, (...) difficile à comprendre pour des familles africaines en France. »

Il a évoqué  le problème de la fessée, l’interdiction d’en donner (« en France, ça ne se fait pas ») et l’absence d’alternatives. Il donna l’exemple de ce père convoqué au commissariat suite à un vol d’un paquet de chips par son fils mineur.  « Le père outré et atteint dans son honneur ne trouve pas d’autres solutions que le frapper dans le commissariat, résultat le papa est mis à son tour en garde à vue. Une semaine après l’incident, l’enfant (...) est à nouveau interpelé pour les mêmes faits. Le même agent contacte le père, celui-ci répond « moi je travaille à l’aéroport et je n’ai pas beaucoup de temps, la semaine dernière j’ai fait ce que je croyais bien pour mon enfant, vous m’avez mis en garde à vue, aujourd’hui vous allez devoir vous débrouiller avec cet enfant puisque vous avez la recette de la bonne éducation. » Autre situation, cette fois en Afrique. Quand les enfants font une bêtise, volent par exemple, « l’adulte ne s’empresse pas d’aller voir les familles, il se dirige vers les enfants et leur explique que s’ils recommencent, ça ira mal pour eux (...). En France, si un enfant vole quelque chose, on va immédiatement porter plainte et l’enfant se retrouve au commissariat. »

Il reste persuadé  qu’  « il faut travailler auprès de ces familles et faire que la famille et l’enfant puissent former un ensemble homogène et puissent se tenir correctement dans cette société qui n’est pas la leur. »

» Viviane Rolle-Romana,  psychologue clinicienne, souligna la complexité du sujet (...) en particulier de la parentalité migrante. « Il y a trop peu de données mises à la disposition des professionnels. Les problématiques se posent dès fin 1979, début des années 80, quand la France est confrontée à l’arrivée de familles migrantes avec le regroupement familial. A la même époque, émerge en France, le courant de l’ethnopsychiatrie (...) ; va se développer alors une théorie de l’ethnopsychiatrie et la mise en place de dispositifs de médiation interculturelle ou des consultations d’ethnopsychiatrie. » Elle fit remarquer que peu d’universités en France enseignaient l’interculturalité, comparé aux Etats-Unis par exemple. 

Ainsi elle résume la situation de la façon suivante: « Les migrants qui arrivent ici, viennent d’Afrique, Afrique Centrale, Maghreb, sont souvent des migrants qui viennent de zone rurale pour une grande majorité d’entre eux. Ils viennent avec des manières de penser, de faire qui sont propres à leur monde, où il y a une façon d’éduquer un enfant ; ce qu’on appelle en Anthropologie, des systèmes de parenté qui leurs sont propres. La question immédiate à laquelle on doit s’intéresser est quel système de parenté avons-nous en face ? (...) Est-ce un système matrilinéaire, patrilinéaire avec droit d’aînesse ? (...) En tant que travailleur social, on est confronté à des systèmes de parenté différents et des compréhensions anthropologiques que nous n’avons pas. »

Faisant part de son expérience et de la difficulté de pouvoir évaluer correctement les difficultés des familles migrantes, elle préconise un autre processus pour intervenir : tout d’abord savoir quel est le système familial et d’où il provient (zone rurale ou zone urbaine) ? Ensuite, savoir  comment ce système de parenté se modifie en situation de migration ? Notamment, « comprendre la situation des enfants de migrants nés en France qui sont dans une position que l’on appelle l'inversion des générations. Ils ont le savoir, les connaissances, une habitude de la société d’accueil que n’ont pas les parents. (...) Comment un enfant qui est dans une position supérieure à ses parents, quant il sera adolescent, qu’est ce qu’il faudra faire pour exercer une autorité ? » En ce sens, elle préconise de la médiation interculturelle dans les dispositifs, faisant part de l’action qu’elle mène au sein du centre focal et monoparental qu’elle dirige, composé essentiellement de psychologues, « nous proposons une médiation qui se veut avant tout un outil d’évaluation, pour savoir ce qu’il faut prescrire. » 

» Elisabeth Kucza de l’Aide Sociale à l’Enfance, rappela les missions à la fois de prévention et de protection de l’ASE. Citant la loi du 5 mars 2007, « qui réserve la prévention de la protection de l’enfant, et met au centre les parents comme les premiers éducateurs de leurs enfants », elle rappela « le caractère extrêmement légal de l’autorité parentale, reconnue à une personne qui établit une filiation avec un enfant, reconnu par un acte de reconnaissance », précisant que dans le cadre de l’inter culturalité, il y a des pays dans lesquels cela ne se déroule pas de la même manière.

Faisant la distinction entre parentalité et autorité parentale, elle soulignait le fait que « certaines personnes avaient l’autorité parentale mais ne l’exerçaient pas.  (...) On travaille avec la famille dans sa globalité, (...) C’est le grand frère, ou la tante qui sont connus de tous, mais ils n’ont pas l’autorité parentale, ils ne peuvent pas signer les actes qu’on leur soumet. (...) C’est pourquoi, l’ASE travaille avec des interprètes, des associations, y compris en ethnopsychiatrie, avec des médiateurs, des anthropologues pour essayer de comprendre ce qui se joue dans les familles, le Service Social Polyvalent, le service vers lequel les familles vont assez spontanément et c’est ce service là qui va faire une première évaluation, avec le service périscolaire, la protection maternelle et infantile pour essayer de parer au plus tôt  les difficultés. »

Insistant sur la nécessité  d’intervenir très en amont, au plus près des familles, « un regard précoce sur les difficultés familiales et sur les difficultés de l’enfant pourrait peut être évité une aggravation de troubles de comportement sévères (...) qui mettent les adultes d’une manière générale, professionnels, parents, enseignants en grande difficulté ». La mise en place d’ateliers relais, accueils de jour, permet à des jeunes de reprendre goût à l’école.

Confronté à  l’interculturalité, avec l’accueil de jeunes mineurs étrangers, entre 15 et 17 ans, venant  de tous pays, issus du monde rural, le problème de la langue était une véritable difficulté de  compréhension, elle précisa par ailleurs que « la plupart des enfants accueillis ont vécu des choses extrêmement douloureuses, je ne dirais pas que ce sont les plus violents, ce sont des jeunes qui sont dans une forme de dépression. » 
 

» Marc Wluczka, adjoint à la Maire du 20e arrondissement, rappela l’article 371 du code civil qui est lu au moment de la cérémonie de mariage pour s’interroger sur la notion d’autorité parentale mis en perspective avec l’expression « disqualification des parents ». « On peut être disqualifié par ses propres enfants parce que les enfants maîtrisent la société dans laquelle ils vivent. (...) Quand vos parents venaient du lointain département, de la Mayenne ou de la Haute Loire, lorsqu’ils arrivaient à Paris, ils maitrisaient très bien les codes paysans de la Mayenne et de la Haute Loire. C’est un phénomène lié à la migration, le fait de changer d’un environnement social et culturel et de valeurs ; c’est un phénomène complètement universel. » Aussi, afin de nuancer cette disqualification, il fit observer « la perte de la puissance économique qui est générateur de difficultés. » Et de conclure : « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de lois, complexe, multiple, évolutif. Même si elle est exercée par des personnes qui ont différentes origines, elle peut avoir un tronc commun sur lequel on se rassemble tous, dont on fasse la promotion. »

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