La situation intenable de la résidence Louis Lumière : mon intervention auprès du Ministre

Monsieur le Ministre,

 

J’ai l’honneur par la présente, d’attirer votre attention sur la situation déplaisante que doit affronter aujourd’hui la Résidence Internationale de Paris, installée 44 rue Louis Lumière dans le 20ème arrondissement.

 

En effet, cette structure de grande qualité peut accueillir 300 personnes, dont des groupes scolaires et des familles, dans des chambres de niveau de confort tout à fait satisfaisant. Elle bénéficie d’un agrément « jeunesse et sport » et est labélisé « tourisme et handicap », ce qui lui permet d’accueillir, tant des handicapés moteur que des déficients mentaux. Il assure ainsi à ces personnes la possibilité de bénéficier d’aménagements adaptés tout en assurant une mixité des publics plus agréables pour tous.

 

L’établissement accueille aussi des séminaires et dans ses restaurants, de nombreux employés du quartier. Il emploie une cinquantaine de personnes, plutôt jeunes et de dix nationalités. Cet établissement forme avec l’auberge de Jeunesse d’Artagnan et le centre d’animation Louis Lumière, un ensemble de tourisme social tourné vers les jeunes tout à fait significatif dans l’est parisien.

 

Or les conditions d’accueil de cette clientèle se sont très fortement dégradées depuis quelques mois par suite du développement anarchique du « marché de la misère » qui prend des proportions inusitées à cet endroit. A partir de la Porte de Montreuil et tout le long de la rue Déjerine voisine, des centaines de personnes vendent des objets de provenance douteuse, étalés à même le trottoir et qu’ils abandonnent sur place le soir, ce qui provoque une saleté indescriptible.

 

La présence de ces vendeurs est perçue comme menaçante pour les groupes de jeunes souvent venus de province ou de l’étranger qui fréquentent la résidence et l’image de Paris en est affectée.

 

Cette situation contrarie les efforts déployés depuis dix ans pour bâtir un établissement respectant à la fois des objectifs sociaux et éthiques mais aussi des normes de qualité satisfaisante dans un quartier populaire. L’exploitation de cette résidence ne pourra donc se poursuivre correctement si les perturbations afférentes au développement incontrôlé de ces centaines de vendeurs à la sauvette n’est pas enrayé.

 

Je vous remercie en conséquence de ce que vous pourrez faire auprès de la Préfecture de Police pour mettre fin à ces nuisances.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de mes sincères salutations.

 

 

Fichiers attachés