18 juin 2007-18 juin 1940
Lundi matin, 11 heures, c’est la célébration de l’appel du 18 juin 1940. Je préfère d’ailleurs le terme de célébration qui signifie des moments encore présents et à raviver à celui de commémoration qui indique des évènements définitivement inactifs. Je ne peux rejoindre Jean-Michel Rosenfeld, puisque depuis mon élection dimanche soir, je me dois aussi de répondre à de nombreuses sollicitations presse. J’arrive donc après les discours mais je tiens à partager le verre de l’amitié avec la mémoire combattante de l’arrondissement. Jean-Michel Rosenfeld, en sa qualité d’adjoint au Maire me fait l’amitié de me présenter. Il n’oublie pas non plus de remercier les participants et aussi le personnel de la Mairie, mobilisé pour la circonstance. Dans mon propos, rapide, je rappelle les souvenirs légués par ma famille de la Grande Guerre, à la fois l’atrocité des tranchées et la joie des chansons comme « La Madelon » que nous chantions enfants. Je rappelle aussi l’engagement des français d’Outre-Mer en 1940, partis en canots, en barques, rejoindre Londres et le Général de Gaulle. « La flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas » ! Je dis aussi que mon élection participe de ce message universel de la France qui ne connaît pas les différences d’origine, mais reconnaît les ressemblances du projet collectif. C’est ma première « sortie » de députée, j’en mesure la symbolique. Et je suis très touchée par les messages de sympathie et d’amitié que je reçois.
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