Consternation suite au dramatique incendie causé par un jeu de pétards stupide à l'occasion du 14 Juillet dernier.

Madame George Pau Langevin, députée de Paris, vice-présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, fait part de sa consternation devant le décès d'une habitante du XXe arrondissement de Paris, suite au dramatique incendie causé par un jeu de pétards stupide à l'occasion du 14 Juillet dernier. Les élus s'étaient mobilisés récemment à titre préventif sur les dangers inhérents à cette coutume des pétards, lors de la signature du contrat de sécurité en Mairie.

Dès 2008, la députée avait posé une question écrite au Ministre de l'Intérieur, sollicitant un renforcement de l'interdiction de vente aux mineurs pour que ces produits ne soient vendus aux adultes que sur déclaration d'identité. Elle demandait aussi que soit systématisée l'information sur ces artifices auprès du public et particulièrement des commerçants qui prennent la responsabilité de les vendre.

Dans sa réponse du 25 Mars 2008, le Ministre de l’Intérieur indiquait que les Préfets ont la faculté d'interdire l'emploi et la vente de ces pièces d'artifice dans des lieux et à des époques déterminées en raison de risques pour l'ordre, la tranquillité et la sécurité publiques. Le Ministre évoquait également la possibilité de sanctionner l'utilisation d'artifices à des fins volontaires de dégradation et de troubles à l'ordre public mais évoquait l'atteinte aux libertés qui résulterait d'une interdiction trop large. Il convient aujourd'hui de reposer la question de l'interdiction de ce type d'amusements qui nuit à la sécurité publique. Madame Pau Langevin déposera une proposition de loi en ce sens.

Ce drame survient dans un quartier qui vit depuis longtemps une série de nuisances. Plus que jamais une présence plus marquée de la police pour sécuriser les habitants s'impose ainsi qu'un rôle effectif pour les antennes existant précédemment rue des Orteaux et rue Saint Blaise.

Il est tout aussi essentiel de donner des moyens suffisants aux associations, aux clubs de prévention, et à tous ceux qui agissent quotidiennement pour lutter contre l'échec scolaire, pour l'insertion professionnelle des jeunes, pour garder du lien social dans ces quartiers. Il importe donc de continuer à s'opposer à la diminution des crédits alloués par l'Etat sur ces postes, et à peser pour que, dans ses arbitrages, la Ville de Paris, même si elle ne peut se substituer à l'Etat, prenne au mieux en compte, l'ampleur de nos besoins. 

Ce qui l'emporte aujourd'hui, c'est l'émotion et la sympathie pour les victimes. Mais au delà, tous les habitants de bonne volonté et les élus doivent se rencontrer et échanger sur l'action à mener pour faire vivre la tranquillité et la concorde républicaine.