Une mission en Haïti pleine de promesses

J'ai eu l'occasion d'effectuer, au mois de juin dernier, une visite pleine de promesses en République d'Haïti, à l'invitation de l'Ambassade de France.

 

Ce déplacement avait un double objectif : participer à la clôture d'un atelier de formation de femmes haïtiennes désireuses de s'engager en politique et nouer des contacts avec des parlementaires.

 

Je ne connaissais pas Haïti. Ce séjour a donc été pour moi l'occasion de découvrir un pays attachant à bien des égards, tout en nuances et en contrastes. Il m'a également permis d'avoir des échanges particulièrement riches avec les personnalités rencontrées, grâce à la qualité du programme élaboré par l'Ambassade.

 

A l'initiative du Ministère Haïtien à la Condition Féminine et avec la participation de l'Ambassade de France et de la Norvège, le séminaire intitulé « Femmes en politique pour changer Haïti », a clôturé un cycle tout à fait unique et innovant d'une formation de deux ans, dont les objectifs étaient de renforcer les capacités individuelles des femmes candidates aux différentes élections et de leur permettre de s'affirmer sur le plan politique.

 

De fait, le résultat a été à la hauteur de l'enjeu puisque sur les huit femmes élues au Sénat et à la Chambre des Députés, six ont bénéficié de cet accompagnement. J'ai donc été particulièrement sensible au fait d'avoir été conviée à livrer ma propre expérience, devant ces femmes nouvellement élues.

 

La situation politique complexe dans laquelle se trouve Haïti a constitué le principal thème des débats que j'ai menés avec les parlementaires. Mais ils ont aussi permis d'accélérer la création d'un Groupe d'Amitié « Haïti-France ».

 

Il m'a également été permis de rencontrer le Président René PREVAL, auprès duquel j'ai sollicité des recommandations sur l'action que je pourrais conduire à la tête du Groupe parlementaire français d'Amitié.

 

Le Président PREVAL a évoqué les problèmes économiques et sociaux que rencontre son pays, dus à la vertigineuse hausse des prix des produits pétroliers et alimentaires. Au niveau politique, il a aussi fait part de sa volonté d'entreprendre la réforme d'une constitution qu'il estime aujourd'hui inadaptée à un pays, bien différent de celui de 1987, date de l'adoption de ce texte. Il a enfin présenté le projet de création d'un centre culturel haïtien à Paris. Projet qu'il souhaiterait réellement voir aboutir.

 

Lors de ma visite dans la ville de JACMEL, j'ai pu me rendre compte de l'ampleur des travaux de rénovation urbaine engagés par les autorités, grâce aux financements concertés de la France et de l'Espagne, bel exemple de réussite.

 

Mais j'ai également pu mesurer les difficultés auxquelles les Jacméliens sont confrontés dans leur vie quotidienne, comme d'ailleurs le reste de la population : la hausse des prix des denrées alimentaires ou encore la raréfaction de l'électricité.

 

Je suis persuadée, cependant, que la société haïtienne porte en elle un fort potentiel de dynamisme qui ne demande qu'à se libérer, si on lui en donne les capacités.

 

En définitive, malgré la crise politique, qui me semble t-il devrait progressivement se résoudre avec la nomination de Madame Michèle DUVIVIER PIERRE-LOUIS, au poste de Premier Ministre, les contacts noués ont été forts intéressants et permettront sans doute d'approfondir les liens de coopération avec le parlement haïtien.

 

 

Fichiers attachés