Crise aux Antilles : le gouvernement doit réagir
La Guadeloupe et plus largement les Antilles sont depuis des semaines confrontées à un crise inédite et grave où se mêlent des inquiétudes légitimes sur le pouvoir d'achat, sur les difficultés des travailleurs modestes, mais aussi une révolte contre les profits indécents des grosses sociétés intervenant notamment dans l'approvisionnement en carburant et dans l'import-export.
Les revendications énoncées par les organisations syndicales font écho, certes, aux difficultés ponctuelles rencontrées par les travailleurs confrontés à la crise économique, mais portent surtout une interrogation en profondeur sur le développement dans ces régions. La course à la consommation qui y est proposée masque mal l'insatisfaction face à l'absence de prise réelle sur la vie du pays et l'inquiétude sur la perte de son identité ou de son âme.
Face à cette situation, force est de constater l'insuffisance criante de la réaction tardive du gouvernement. Force est de déplorer l'indifférence du Président qui, depuis trois semaines, n'a pas énoncé un mot sur ce qui se passe là-bas alors que toutes les victimes de la crise, voire de faits divers dans le pays, trouvent rapidement en lui un avocat décidé.
Il est temps que le gouvernement prenne les mesures indispensables pour débloquer une situation qui n'a que trop duré, pour montrer qu'il a entendu la souffrance, l'impatience et la colère des peuples des Antilles.
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