Centre de rétention de Vincennes : une situation préoccupante

 
COMMUNIQUE DE PRESSE

George Pau-Langevin, députée de Paris, vice présidente du groupe socialiste chargée des questions d'immigration et de co-développement et Aurélie Filipetti, députée de Moselle, porte-parole du groupe socialiste, se sont rendues aujourd'hui au centre de rétention administrative de Vincennes, pour se rendre compte de la situation suite au mouvement de protestation de ces derniers jours.

 
Malgré certaines améliorations matérielles, elles ont pu constater plusieurs situations humainement préoccupantes :
Trois personnes sont toujours en grève de la faim pour protester contre leurs conditions d'interpellation et de rétention. Un algérien de 27 ans, Charif Ali, en grève depuis onze jours, est dans un état physique inquiétant.
 
Les conditions d'interpellation sont souvent aléatoires :
Actuellement, se trouvent au centre un réfugié politique statutaire en Italie venu suite à une convocation du juge aux affaires familiales en France, ou encore un ressortissant chinois arrêté alors qu'il venait régulariser son dossier d'aide au retour par l'ANAEM. Ces conditions d'interpellation ne sont pas normales.
 
Elles ont pu voir en pratique les limites des déclarations du Ministre de l'immigration et de l'intégration, qui a déclaré que les personnes bénéficiaires d'un emploi pourraient voir leur cas examiné favorablement. Pourtant, 70% des retenus exercent une activité professionnelle, selon les associations et les étrangers rencontrés.
 
Une absence de solution à la sortie :
Les personnes libérées le sont sans accompagnement, sans qu'un dossier soit de régularisation soit d'aide au retour, ne puisse être établi pour ceux qui le souhaitent. Le temps passé au centre de rétention est ainsi totalement perdu.
 
Certaines personnes ni régularisables ni expulsables reviennent à diverses reprises en centre de rétention, sans qu'aucune solution ne puisse être trouvée.
 
Elles proposeront au groupe socialiste la création d'une mission d'information sur les centres de rétention et les zones d'attente, pour faire toute la lumière sur les conditions réelles de vie des retenus, leurs conditions d'interpellation et rechercher les solutions à apporter aux situations rencontrées.
 

Fichiers attachés